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Santé

| Vite et tout de suite

En plus de l’assurance maladie de base et de l’éventuelle couverture complémentaire, c’est quelque 1500 francs que dépense, en parallèle, le Suisse pour sa santé dans un marché en pleine expansion avec plus de 6% par année depuis 2000. Un investissement de sa poche à la plus-value certaine.


Selon une étude de Roland Berger Strategy Consultants (l’un des leaders mondial en la matière) présentée lors de la FIBO (la plus grande exposition internationale du wellness et fitness à Essen, en avril dernier), ce montant inclut aussi bien l’achat d’aliments bio ou de qualité saine en raison de leur proximité garantie sans agents conservateurs, les thérapies alternatives plus ou moins agrées et l’activité physique dont fait partie la fréquentation régulière d’un fitness.

Lors de cet événement, le nouveau terme de « médicament fitness » fit même son apparition dans les conversations des professionnels. C’est assurément aller un peu loin mais il est prouvé médicalement qu’une activité physique régulière n’a que du bon à la clé : aisance dans les gestes du quotidien, maintien du taux de cholestérol à un niveau acceptable, prévention du diabète, réduction d’une éventuelle surcharge pondérale, prévention des maladies cardio-vasculaires et prophylaxie du vague à l’âme.

Le bat blesse pourtant : seul le 10 % de la population helvétique se rend régulièrement dans une salle de fitness. La cotisation mensuelle démarre à 60 francs, un montant qui devrait trouver sa place pour tout un chacun dans le chiffre des 900 euros ou quelque 1500 francs suisses  annuels révélé par cette étude ciblant les pays européens à haut niveau de revenu dont fait partie la Suisse.

De quel genre êtes-vous ?

Pour vous convaincre de bouger un maximum, Roland Berger Strategy Consultants définit le genre humain en 5 types de comportement.

  • L’actif tous azimuts pratique tout naturellement un sport. Pour le maintien  de son capital santé, celui-ci n’hésite pas à investir dans la prévention en essayant tout ce qui est nouveau. Un brin d’esprit critique lui manque cependant… mais il va rarement chez le médecin.  Le 20% de la population, entre 30 et 50 ans, appartient à ce groupe.
  • Pour le sportif invétéré, son hobby (football, basket, golf,vélo,…) prime avant tout et surtout. Peu importe lui importe le wellness et le fitness qu’il qualifie d’activités mineures. Et pas un sou pour la prévention de sa santé. Le 17% des gens, en-dessous de 25 ans et de plus 65 ans, appartient à ce groupe.
  • Avec un pourcentage de 19%, le minimaliste, vivant au jour le jour, se fout royalement de cette classification… tout en étant bel et bien défini. Lorsqu’il y a péril en la demeure, il va chez le médecin en espérant que celui-ci pourra faire un miracle. Pas sûr.
  • Avec une mauvaise conscience le persécutant, l’indécis se répète éternellement qu’il devrait franchir la porte d’un fitness. Une  forme retrouvée est à la  portée de sa main mais il préfère, le vague à l’âme, consulter son généraliste pour un mal psychosomatique. Ce groupe est fortement représenté dans toutes les classes d’âge de la population.
  • Acquis à toutes les causes, le toujours « baba » mais sans bobos, quant à lui, fait le maximum. Le pétard étant devenu une tisane « Marie-Jeanne », il achète une alimentation bio, le dernier équipement sportif et  s’acharne à vivre le plus longtemps possible. Du « Baby Boom » au « Papy Boom », il n’y a qu’un pas qu’il désire franchir avec allégresse.

Le coup de pouce du professionnel

Cette étude vise  à proposer le produit fitness adapté à chacune de ces catégories afin de maintenir le capital santé de la population.

Fondateur et directeur du fitness Oxygène à Neuchâtel, Martial Beyeler considère que cette classification est un peu réductrice mais qu’elle englobe toutefois sa clientèle et les gens qui l’entourent. « Avant de conclure un abonnement dans un fitness, il s’agit de définir ses besoins chez soi, poursuit-il. Puis de se fixer un but réaliste et atteignable dans un délai de trois mois. Lors de la séance d’essai, après un questionnaire de santé confidentiel, deux tests de souplesse et cardiovasculaire et la mesure de la masse graisseuse, le professionnel de la forme sera à même de définir un programme d’entraînement efficace. Entre 25 et 40% des nouveaux inscrits abandonnent cependant après quelques mois. « Pour les fidéliser vraiment, c’est à nous de combler ce manque de motivation. La rencontre de soi avec les autres. » Dans une trajectoire forme, endurance et santé, les cours collectifs sont un excellent tremplin dans cette direction.

redaction bien-être de partir-magazine.com - archive 09 

Cinq lettres pour réussir

Le modèle S.C.O.R.E. mis au point par Dilts et Epstein (deux spécialistes en PNL, soit Programmation Neuro Linguistique) permet de cerner un problème et de trouver une solution. Explication des cinq lettres avec l’exemple «Je veux perdre quelques kilos.» au féminin. Valable itou au masculin.

  • S comme symptômes. «Je n’entre plus dans mes vêtements. Mes poignées d’amour sont devenues des boudins adipeux.»
  • C comme causes. «Je mange trop, mal, peu équilibré, irrégulièrement,... Je ne bouge pas assez.»
  • O comme objectif. «Cinq kilos de moins en deux mois pour une taille de guêpe »
  • R comme ressources. «Suivre un régime, faire un peu de sport, aller au fond de moi-même pour dénicher ce qui se cache derrière cette boulimie.»
  • E comme effets à long terme. «Je me sens mieux dans ma peau... et mes vêtements. On ne m’appelle plus Maïté mais Cindy. De grosse, je suis devenue pulpeuse.»

Le pavé dans la mare

Selon Manfred Lütz, médecin-chef et psychologue dans un hôpital de Cologne, lors d’une interview accordée au magazine des clients de Sanitas : « Nous faisons tout notre possible pour que notre corps fonctionne et pour éviter le vieillissement, la douleur et la mort : régimes, silicone, liposomes, jogging. Ceci au détriment du rire, du bonheur et de la joie de vivre. »

A la question : « Que pensez-vous des magazines santé qui présentent toujours les dernières méthodes de traitement et suggèrent que tout se soigne ? », Manfred Lütz répond ainsi : « Cela fait partie de la stratégie économique. De tous temps, la médecine a prôné l’utiisation des médicaments sous la forme d’un ultimatum. Mais, aujourd’hui, on suggère également aux gens qu’ils sont responsables de leur maladie s’ils ne font rien contre : ils n’ont pas fait suffisamment de prévention, ne sont pas allés assez souvent au fitness, se sont nourris de manière malsaine,… Un nouveau domaine économique est ainsi créé pour les gens en pleine forme. »

Même si la rédaction de la rubrique bien-être de partir-magazine.com  ne partage pas toujours son avis, les déclarations, souvent  provocatrices et polémiques, de Martin Lütz font l’objet d’abondantes discussions.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Formulaire de contact

«  Leben Lust  - Über Risiken und Nebenwirkungen des Gesundheitswahns » de Manfred Lûtz, Dromer Verlag, prix: 16.90 francs. En allemand seulement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

04.03.2011 17:39

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