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Miami: Le boom des « papy-boomers »

USA

| Jeune d'esprit

Miami joue la carte de la génération épanouie à l’espérance de vie accrue. Entre croisières, hôtels/condos de luxe et musée de l’érotisme.


« Les croisières ont le vent en poupe, dit Suzie Sponder, directrice des relations publiques du Greater Miami Visitor’s Bureau. Miami est sans conteste la capitale mondiale de cette forme de tourisme en passe de devenir un art de vivre: l’an passé, 4,68 millions de passagers sont montés à bord à destination des Caraïbes, de l’Amérique du Sud et de l’Europe. Depuis 2003, le taux de croissance est de 3,8%. Plus de 90 000 personnes travaillent prioritairement pour ce secteur. Le chiffre d’affaires généré est estimé à 12 billions de dollars. » On croit rêver mais d’après les études de marché, la croissance est loin d’être terminée. L’arrivée des « papy-boomers » atteignant l’âge de la retraite dans le marché des loisirs devrait encore « booster » cette activité. Jusqu’en 2008, l’estimation la plus prudente est de 8%, la plus audacieuse optimise un 20%.

miami

Du côté des hôtels de luxe, cela marche très fort également. Le Doral (www.doralresort.com), apprécié à juste titre des golfeurs chevronnés, s’est doté d’un nouveau SPA où l’on ne parle guère de cabines de soins mais de suites. A Sunny Isles Beach, l’Acqualina (www.acqualinaresort.com) se présente dans une présentation architecturale superbe conjuguant le béton, une végétation luxuriante et l’élément aquatique.

acqualina miami

setai miami

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant au Setai (www.setai.com) au 2001 de Collins Avenue, actuellement l’établissement le plus cher de Miami, ce palace cultive la tradition du meilleur sinon rien dans une atmosphère zen. « Il n’y a pas de fax dans la chambre, explique la directrice des relations publiques. On vient ici pour ne plus être connecté avec la réalité, l’espace d’un week-end. Par ailleurs, nous ne respectons pas toujours la règle façon Ritz Carlton d’appeler la clientèle par son nom. Un monsieur ou madame suffit ici dans le respect de l’incognito. »

Bref, Miami fait le plein pour un monde fou, fou, fou : 11 millions de visiteurs rien qu’à SoBe (South Beach) et les passagers du bus amphibie Duck Tours réclament impérativement un stop au 217, juste devant la maison de Versace où le couturier fut assassiné. Histoire de prendre une photo.

duck tours

Toujours aussi étonnante est la longue démarche de 4 ans que dut entreprendre Naomi Wilzig pour ouvrir son musée, le « world erotic art museum » (www.weam.com). Dans une Amérique alorss bushienne, New York City, Las Vegas, Tampa refusèrent mais Miami donna finalement son feu vert, après un vote à l’unanimité de la Chambre de Commerce, pour l’exposition de 4000 pièces coquines d’une valeur estimée à 10 millions de dollars que cette septuagénaire réunit en une quinzaine d’années. « En Europe, c’était facile de les acquérir mais ici, tout s’est déroulé sous la table. Lors des transactions, je devais même avoir un garde du corps. Mes enfants continuent de me désapprouver, mes petits-fils ont un esprit plus ouvert. Mon but est basique : l’éducation des gens à une sexualité saine et naturelle. A bas l’hypocrisie, les girls dans les clubs ne sont couvertes que de quelques centimètres carrés de lycra. Ici, on montre. Sans vulgarité suggestive et toujours avec humour. »

weam_Naomi_Wilzig_miami.

La clientèle n’est pas encore très nombreuse au « weam » avec une moyenne journalière de quelque 100 visiteurs, en constante augmentation tout de même. Curieusement, elle est mixte : des tempes argentées sont au bras d’une coloration auburn. Est-ce la génération des papy et mammy-boomers élevés à la soupe Disney décidant d’en finir avec le puritanisme ? Allez savoir ! Quoi qu’il en soit, la parodie des personnages de l’oncle Walt dans deux dessins est un pur régal de cocasserie et de réalité… sous la couette.

Claude-Yves Reymond pour Travel Inside 08

 

19.02.2011 17:21

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