Edition PRINTEMPS 2019

Sur les pas de Ludwig

Autriche

Son ouïe déclinant rapidement, Beethoven jouait du piano de plus en plus fort. Les voisins importunés obligèrent le compositeur à déménager soixante-huit fois en trente-cinq ans.


Ludwig, né à Bonn le 16 décembre 1770, est âgé dix-sept ans lorsqu’il vient pour la première fois à Vienne afin d’y poursuivre ses études auprès de Mozart. Il y restera à peine quinze jours, la mort subite de sa mère le rappelant en Allemagne. Cinq ans plus tard, Beethoven revient cependant dans la capitale des Habsbourg pour y rester cette fois-ci jusqu’à la fin de ses jours.
En automne 1802, alors que la surdité croissante commence déjà à exercer une influence négative sur sa vie, Beethoven sombre dans une profonde dépression. Il occupe deux pièces au numéro 6 de la Probusgasse à Heiligenstadt, un faubourg qui se trouve aujourd’hui dans le 19ème arrondissement de Vienne.

Certes, c’est hors des sentiers battus du tourisme de masse de la capitale autrichienne mais les transports publics permettent à chacun de s’y rendre facilement (U2 direction Shottenring puis U4 direction Heiligenstadt et bus 38A) en 30 minutes.

Ne vous attendez pas à découvrir un lieu extraordinaire ! Tout se vivra ici dans l’émotion.

A midi, la cloche de l’église sonne. De sa fenêtre, Ludwig suit des yeux. Il n’entend plus que sa musique intérieure aux acouphènes fréquents et insupportables. Il écrit une lettre non envoyée à son frère que la postérité conservera sous le nom du « Testament de Heiligenstadt ». « O vous tous qui me trouvez mauvais caractère, qui m’accusez d’être agressif ou misanthrope, vous êtes injustes envers moi. Vous ne savez pas la raison secrète de mon attitude (…) Je suis sourd. (…) Comment être capable d’alléguer pour excuse la faiblesse d’un organe qui devrait être plus parfait chez moi que chez quiconque, d’un organe que j’ai eu d’une perfection absolue, (…). Peu s’en est fallu que je ne mette fin à mes jours. Il n’y a eu que l’art, lui seul, pour me retenir, ma foi, il me paraissait bien impossible de quitter ce monde avant d’avoir produit tout ce que j’avais dans l’idée, et c’est pour cela que j’ai poursuivi ma pitoyable existence. (…) ».

« Pathétique », « Héroïque » ou « Hymne à la joie », la musique de Ludwig témoignant de l’homme en marche sur les chemins de la liberté emplit soudainement ce logement modeste.
Beethoven résida également à Heiligenstadt dans la Heurige Franz Mayer (Pfarrplatz 2). Une ginguette pour déguster, dès le 11 novembre, le vin de l’année et quelques victuailles maison, bien connue des Viennois.
Cœur en fête, malgré tout.

Claude-Yves Reymond - Wellness Santé Magazine
INFOS

Autres lieux consacrés au souvenir de Beethoven
- Maison Pasqualati, 1, Mölkerbastei 8
- Maison de l’Héroïque, 19, Döblinger Hauptstrasse 92
- Tombeau : 18, Schubertpark
- Mausolée : Cimetière Central
- Haus der Musik, Seilerstätte 30


Pour manger
Le restaurant« Zum Schwarzen Kameel » (Bognerstrasse 9) est renommé. Sa proposition lunch (3 plats) à tendance gourmet fait-elle fureur? Assurément, bon, mais temps d’attente trop long.

Office autrichien du tourisme, Zurlindenstrasse 60, 8036 Zurich, tél. : 044 457 10 48. Accueil attentif. www.austriatourism.com
Pour une documentation : ferien@austria.info ou vacances@austria.info

03.02.2011 16:33

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